Le film qui fait peur

Le film qui fait peur, il peut être de plusieurs genres. Avoir peur ne consiste pas uniquement à voir des fantômes méchants à la The Grudge (film d’épouvante), il peut être aussi question de tueurs psychopathes qui veulent éliminer tout le monde comme le fou des films Halloween (slasher) ou encore de films tout dégueu avec du sang partout, du genre Saw (Gore).
Pour ma part, j’adore les films d’horreur et assimilés, mais il y a parfois de l’incrédulité et un certain automatisme, qui me dépassent.

Le « il y a quelqu’un ? ».


Blair Witch Project, le film parfait où l’héroïne demande sans cesse « qui est là ? »

Perdue dans une forêt, comme dans le Blair Witch Project (ancêtre de Paranormal activity), l’héroïne entend des bruits de craquements un peu louches, de pas, sans voir personne. Et plutôt que de se réfugier, elle va encore attirer plus le méchant vers elle en demandant (en criant, s’il vous plaît), si quelqu’un est là. Comme si le-dit méchant allait dire « oui, je suis là très chère ! ».  Encore une fois, le scénariste me dirait « c’est pour installer l’ambiance de peur ». Je ne sais pas vous, mais moi, à chaque fois que quelqu’un lance son « il y a quelqu’un », je suis tout sauf apeurée, en fait, je suis plutôt au bord du rire (à l’agacement de mon voisin de ciné).

Le « on se sépare ».
Trois amis entrent dans l’hôpital hanté pour suivre la voix d’un quatrième ami perdu. Ils entendent la voix au loin et paniqués, ils disent « allez, on se sépare pour le retrouver et on se retrouve dans 15 minutes ici ». Sauf que les 15 minutes n’arriveront jamais et que le méchant pourra les tuer tranquillement un par un. Mais m**** les gens, vous êtes dans un hôpital hanté, pourquoi diable cherchez-vous à vous séparer ? N’est-il pas plus logique de rester soudés ? Le scénariste me dirait simplement « mais il faut provoquer le destin, on ne peut rester là sans rien faire ». Alors il faudrait le provoquer d’une autre manière, le destin.

Le gars/la fille qui tombe.
En pleine course, alors que le cruel tueur lui court après, le héros trouve toujours le moyen de tomber. C’est pire qu’un classique, c’est un cliché. Le spectacteur peut crier, avec le souffle coupé « mais vite, vite, vite ! », pendant que le héros essaie de se relever, avec le méchant de plus en plus proche. Même dans la vie réelle, il nous arrive de courir pour diverses raisons (bien souvent, parce qu’on est en retard, me diriez-vous). Alors, je ne sais pas vous, mais moi, quand je cours après le bus, je ne tombe pas avant de l’attraper. Oui, ça peut arriver, mais pas systématiquement. Le scénariste, qui tient à sauver les meubles, me dirait que le fait de tomber met le spectacteur en haleine (certes), et que de toute façon, nous n’étions pas dans la vie réelle (re-certes) et qu’il n’était pas question là de courir après un bus (re-re-certes). Toutefois, un film, d’horreur ou pas, n’est-il pas sensé représenter la réalité ?

Le méchant pas méchant (ou le gentil méchant).


Scream 4, le film qui a trop voulu jouer sur le dénouement surprise.

On est dans une époque où la mode cinématographique est au dénouement renversant, surtout pour le film d’épouvante. Pendant toute la durée du film,  on a un personnage méchant en vue (tête de méchant, caractère de méchant, jeu de méchant…). Seulement, à la fin, on ne découvre que ce méchant n’était qu’un petit personnage comme les autres, et que le vrai coupable était celui qu’on ne soupçonnait pas. Comme dans Scream 4. Ils mettent en avant un gars trop bizarre qui a vraiment l’attitude express du méchant. Mais au final, c’est la gentillette (jouée par Emma Roberts) qui est le vrai tueur psychopathe. Plutôt ingénieux…si la même chose ne se répétait pas tout le temps, dans tous les films de ces dernières années. En effet, les scénaristes n’arrêtent pas d’utiliser ce petit dénouement qu’ils pensent magique, parce qu’il impressionnerait le spectateur incrédule. A l’époque de Severus Rogue dans Harry Potter (même si HP est tout sauf un film d’horreur, mais vous voyez ce que je veux dire), ça a bien marché. A celle de La Porte des Secrets aussi (datant de 2004, avec Kate Hudson). Maintenant, c’est complètement désuet car on a tous compris que certains personnages étaient trop méchants pour être vrais et qu’il fallait se méfier de l’eau qui dormait. A quand le contre-surprise ?

Vous aviez donc  noté que les films « qui font peur » ont des failles plus ou moins grosses. Parfois, ces failles ne sont tellement pas maîtrisées, qu’elles créent des navés comme pas possible (du genre Prédictions, qui n’est pas du tout un film d’horreur, mais qui se veut l’être). Toutefois, je reconnais que personnellement, ça me fait passer un bon moment, car j’adore commenter les films quand je les regarde, au grand déplaisir des autres. Imaginez-vous des films d’horreur, où les gentils arrivent toujours à échapper aux méchants sans encombres, qu’à la fin, on découvre que le méchant ben…finalement c’est le méchant ? Du réel pur et dur…mais il n’y aurait pas d’histoires.

Publicités

4 réflexions sur “Le film qui fait peur

  1. Tout à fait d’accord, dans l’immense majorité des cas les films dits « d’horreur » sont comme un théâtre de marionnettes dont les ficelles ressemblent plutôt à des cordes tellement elles sont (pré)visibles.
    Il y a aussi un élément très important qui mérité d’être souligné : c’est l’ambiance musicale (y compris les bruitages). Un film d’horreur sans le son, ça devient une comédie hilarante ! Qu’est-ce qui fait sursauter, l’image inattendue et particulièrement impressionnate qui surgit brutalement à l’écran, ou le bruitage qui l’accompagne ??? Les 2 mon capitaine… Mais l’un sans l’autre produit un effet nettement moins « boeuf ».
    Bref. Le bon film d’horreur ou d’épouvante c’est (à mon avis) celui qui réussit à vous glacer le sang sans pour autant recourir à tous les artifices habituels. Sinon, ce n’est qu’un film d’horreur ou dépouvante parmi d’autres, noyé dans la masse…

    • Ah mais oui, tout à fait ! L’ambiance musicale influence carrément la perception des scènes dans ce genre de film ! Finalement, le film d’horreur/épouvante se rapproche un peu, de ce côté là, du film féerique pour enfants (comme pour Peter Pan – le film ou Harry Potter 1/2/3), qui sans sa bande-son imposante ne fait plus du tout le même effet.

  2. Eh ouais… Je dis pas que des conneries, ça me rassure !
    Le dernier film qui m’ait vraiment foutu les jetons au cinéma c’est… 6ème sens. Oui, ça date de plus de 10 ans, je sais… Faut dire que je ne suis pas un adepte des films d’horreur et/ou d’épouvante. Et que ce film n’était ni l’un ni l’autre. Ce qui revient à dire que ce commentaire n’a aucun intérêt.

    • Haha, même si c’est plus un drame qu’un film d’épouvante, tant que ça donne les chocottes, ton commentaire reste dans le sujet 😉 Enfin, ça fait longtemps effectivement, mais je n’en garde pas une mauvaise impression. Un autre qui m’a bien fait flipper pour un pur film hollywoodien, c’est The Grudge (version US plutôt que japonaise).

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s