Le syndrome Rebel

rebel

Je suis ce qu’on pourrait appeler une sérievore (terme que je trouve plus joli que « série-addict », enfin passons…). J’en regarde beaucoup, des plus populaires du genre Breaking Bad aux plus challengers comme Suits. Dès lors qu’il y en a une nouvelle qui est lancée aux US, je suis toujours curieuse de voir ce qu’elle vaut (tant que le scénario ne parle pas d’enquêtes criminelles à New York/Miami/LA). Ainsi, je me suis laissée tentée par Super Fun Night, la dernière comédie d’ABC, qui suit les soirées de trois jeunes femmes un peu pas-très-cool. Malgré un synopsis attrayant, la série ne tire malheureusement pas son épingle du jeu, car selon moi, elle joue trop sur les clichés et les histoires sont plates. Je pense que tout le monde compte sur Rebel Wilson, qui joue la protagoniste, pour créer une ambiance spécifique dans la série. Rebel est une excellente actrice. Sa spécificité, c’est qu’elle est bien ronde, et quand elle joue, elle y va à fond, sans complexes ni manières. Mais dans cette série, son absence de limites crée un environnement hélàs gênant et pas très frais. Vous pensez donc que nous allons réfléchir autour de cette série dans cet article ? Oh non. Trop facile. J’aimerais mettre en exergue un problème que je remarque de plus en plus récurrent dans l’univers cinématographique : pourquoi la femme ronde est-elle en train de devenir un personnage clownesque ?

Etre ronde, ou être classe, il faut choisir

Durant ces trente dernières années, il était plutôt rarissime de voir une femme ronde dans la liste des personnages principaux d’un film ou d’une série. Et le jour où ces femmes étaient un peu présentes, soit elles étaient bonnes soeurs (Sister Act), soit elles étaient complètement outsiders (Bridget Jones). Rien de très sexy donc.
La spécificité des années 2010, au cinéma, c’est la mise en avant des « minorités ». LA grande tendance : l’utilisation des gays à tort et à travers, en exploitant leur différence à fond, sans chercher à les traîter « comme les autres » (donc buffet à volonté de clichés). Après les gays, viennent les femmes rondes. Genre vraiment rondes (obèses quoi). On ose maintenant en parler, de chanteuses gospel, elles deviennent plus humaines, mais je veux dire, de l’humain à l’état brut. Elles sont la personnification du « je viens de me réveiller, j’ai la gueule de bois, je vais prendre une douche ». Vous voyez ce que je veux dire ? A savoir aucun raffinement. On n’utilise pas la femme ronde pour représenter ce petit être doux et fragile, non, on l’utilise pour dessiner la bonne copine coolos et un peu dégueu, qui s’assume un peu trop en tant que telle. C’est le cas de la comédie Les Meilleures Amies, film américain sans intérêt sur des demoiselles d’honneur. Parmi les demoiselles d’honneur, il y en a une jouée par Melissa McCarthy, qui est aussi une vraie femme ronde. Le personnage est sympathique certes, mais complètement bizarre, grossier, avec un humour pipi-caca-prout à la Borat. Elle est mise en totale opposition face à la belle Rose Byrne, qui joue un rôle complètement différent : jeune femme classe et distinguée, mariée à un PDG, un peu mesquine.
Pourquoi ne pas avoir fait l’inverse ? Tout simplement, parce que beaucoup jugeraient cela contre-nature. Une Rebel Wilson (encore elle) dans le rôle d’une vraie business-woman new-yorkaise, qui sirote des Margaritas dans des bars trendy, les gens trouveraient cela sans intérêt et peu crédible. Presque comme si on voyait un chat avec un chapeau et des bottes sauver la Terre d’une catastrophe écologique.

Entre fantasme et réalisme, nos coeurs balancent

Ce que j’aime appeler le « syndrome Rebel », soulève avant tout la question du réalisme. Selon moi, les codes du cinéma peignent les enjeux liés notre société. Peu importe le genre, de la romcom jusqu’à la fantasy, les mêmes réflèxes reviennent. La prédominance des clans (familiaux, sociaux…), les dualités (méchant VS gentil, fin heureuse VS fin tragique), ou encore les moralités en veux-tu en voilà, en plus de représenter comment est faite la société, sont surtout là pour montrer ce que la société aimerait avoir*. Prenons exemple sur l’omniprésence du patriarcat dans les films d’horreur. Dans la majorité de ces films, le héros, celui qui est au centre, celui qui sauve tout le monde…c’est toujours le père de famille. A part peut être pour le genre Conjuring, la femme est toujours la voix de la raison et la force du soutien psychologique, mais finalement, elle ne fait pas grand chose de concluant. Cet exemple montre que oui, nous avons changé, oui la femme a maintenant ses droits, mais malgré tout, on insiste toujours sur cette superpuissance passée de l’homme face à la femme est toujours présent, et le cinéma retranscrit parfaitement cette idée.
En revenant sur le thème de départ, qui est la place de la femme ronde dans le cinéma, c’est exactement le même schéma. Je répète un peu ce que tout le monde répète à tort et à travers :  nous ne faisons pas toutes le 1m75 pour 48kg, avec les traits du visage parfaitement symétriques, des héroïnes dans les films. En réalité, nous nous rapprochons plus des femmes trash et banales de la série Girls. Néanmoins, les cinéastes continuent d’imposer ces femmes magnifiques comme la référence. Comme si nous refusions tous notre véritable identité, pour laisser place à un rêve que seul 2% de la population mondiale peut atteindre. Ainsi, on rejette la réalité, on préfère rire grassement de cette femme lambda, comme si on voulait à tout prix s’en dégager. Alors, ce problème de la femme ronde dans l’univers du cinéma, pour moi, remet parfaitement en exergue l’absence de volonté des cinéastes, et plus globalement de la société, à s’accepter en tant que tel.

Doit-on alors changer ?

Faut-il donc forcer le cinéma à faire des « efforts » ou faut-il attendre une véritable évolution des moeurs ? Je trouve que cette question est complexe, et dégage d’autres questions encore plus complexes. Qu’est-ce que le cinéma, si ce n’est qu’un média culturel ? Son rôle n’est-il pas surtout de proposer une alternative à la détente ? La société est-elle capable de gérer plusieurs évolutions, sans la nécessité de les prioriser ? Personnellement, je pense que l’évolution des mentalités est très lente, et c’est un réel défi que de vouloir faire changer les choses. Obama en tant que président des US était complètement inimaginable en 1970. Il a fallu plus de quarante ans pour se rendre compte que c’étaient justement les différences qui faisaient l’Homme. Je ne dis pas que le « combat » des rondes au cinéma est un sujet aussi important que celui de l’accès des minorités ethniques à des postes clés. Mais l’évolution des moeurs au sujet des femmes rondes ne peut se faire que si elle est bien orchestrée. C’est-à-dire que cette image dégradante de la femme ronde peut évoluer, si le cinéma essaie de proposer quelque chose de bien. De rabattre les clichés de bonne copine moche et trash, et d’essayer de se rapprocher un peu plus de la véritable réalité (pléooonasme), ou tout simplement, de considérer ces femmes rondes juste comme des femmes. Vous et moi avions tous connu des femmes obèses et nous avions bien pu voir que beaucoup pouvaient être belles, classes et cultivées, et que très peu étaient dans le genre des personnages que jouent Rebel. Pourquoi cette réalité ne peut-elle pas être transposée au cinéma ?

A travers ce pavé en mode dissertation en 3 parties, très scolaire me diriez-vous, nous avions donc vu que la femme ronde au cinéma, est LE nouveau sujet de rigolade et de moquerie, un peu en continuité de nos délires de collégiens. Peut-être est-ce encore trop tôt pour s’en offusquer,  après tout il y a encore toute une liste de causes humaines, animales et végétales à traiter. Mais j’aime penser que les choses doivent bouger petit à petit, un peu comme pour les gays à une époque, sans néanmoins tomber dans l’excès et le cliché.

 

*Haha, la logique tirée par les cheveux. Cependant, je ne suis pas sociologue, et encore moins cinéphile, ce sont de vieilles réflexions que je me fais dans le métro ^_^

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Le film qui fait peur

Le film qui fait peur, il peut être de plusieurs genres. Avoir peur ne consiste pas uniquement à voir des fantômes méchants à la The Grudge (film d’épouvante), il peut être aussi question de tueurs psychopathes qui veulent éliminer tout le monde comme le fou des films Halloween (slasher) ou encore de films tout dégueu avec du sang partout, du genre Saw (Gore).
Pour ma part, j’adore les films d’horreur et assimilés, mais il y a parfois de l’incrédulité et un certain automatisme, qui me dépassent.

Le « il y a quelqu’un ? ».


Blair Witch Project, le film parfait où l’héroïne demande sans cesse « qui est là ? »

Perdue dans une forêt, comme dans le Blair Witch Project (ancêtre de Paranormal activity), l’héroïne entend des bruits de craquements un peu louches, de pas, sans voir personne. Et plutôt que de se réfugier, elle va encore attirer plus le méchant vers elle en demandant (en criant, s’il vous plaît), si quelqu’un est là. Comme si le-dit méchant allait dire « oui, je suis là très chère ! ».  Encore une fois, le scénariste me dirait « c’est pour installer l’ambiance de peur ». Je ne sais pas vous, mais moi, à chaque fois que quelqu’un lance son « il y a quelqu’un », je suis tout sauf apeurée, en fait, je suis plutôt au bord du rire (à l’agacement de mon voisin de ciné).

Le « on se sépare ».
Trois amis entrent dans l’hôpital hanté pour suivre la voix d’un quatrième ami perdu. Ils entendent la voix au loin et paniqués, ils disent « allez, on se sépare pour le retrouver et on se retrouve dans 15 minutes ici ». Sauf que les 15 minutes n’arriveront jamais et que le méchant pourra les tuer tranquillement un par un. Mais m**** les gens, vous êtes dans un hôpital hanté, pourquoi diable cherchez-vous à vous séparer ? N’est-il pas plus logique de rester soudés ? Le scénariste me dirait simplement « mais il faut provoquer le destin, on ne peut rester là sans rien faire ». Alors il faudrait le provoquer d’une autre manière, le destin.

Le gars/la fille qui tombe.
En pleine course, alors que le cruel tueur lui court après, le héros trouve toujours le moyen de tomber. C’est pire qu’un classique, c’est un cliché. Le spectacteur peut crier, avec le souffle coupé « mais vite, vite, vite ! », pendant que le héros essaie de se relever, avec le méchant de plus en plus proche. Même dans la vie réelle, il nous arrive de courir pour diverses raisons (bien souvent, parce qu’on est en retard, me diriez-vous). Alors, je ne sais pas vous, mais moi, quand je cours après le bus, je ne tombe pas avant de l’attraper. Oui, ça peut arriver, mais pas systématiquement. Le scénariste, qui tient à sauver les meubles, me dirait que le fait de tomber met le spectacteur en haleine (certes), et que de toute façon, nous n’étions pas dans la vie réelle (re-certes) et qu’il n’était pas question là de courir après un bus (re-re-certes). Toutefois, un film, d’horreur ou pas, n’est-il pas sensé représenter la réalité ?

Le méchant pas méchant (ou le gentil méchant).


Scream 4, le film qui a trop voulu jouer sur le dénouement surprise.

On est dans une époque où la mode cinématographique est au dénouement renversant, surtout pour le film d’épouvante. Pendant toute la durée du film,  on a un personnage méchant en vue (tête de méchant, caractère de méchant, jeu de méchant…). Seulement, à la fin, on ne découvre que ce méchant n’était qu’un petit personnage comme les autres, et que le vrai coupable était celui qu’on ne soupçonnait pas. Comme dans Scream 4. Ils mettent en avant un gars trop bizarre qui a vraiment l’attitude express du méchant. Mais au final, c’est la gentillette (jouée par Emma Roberts) qui est le vrai tueur psychopathe. Plutôt ingénieux…si la même chose ne se répétait pas tout le temps, dans tous les films de ces dernières années. En effet, les scénaristes n’arrêtent pas d’utiliser ce petit dénouement qu’ils pensent magique, parce qu’il impressionnerait le spectateur incrédule. A l’époque de Severus Rogue dans Harry Potter (même si HP est tout sauf un film d’horreur, mais vous voyez ce que je veux dire), ça a bien marché. A celle de La Porte des Secrets aussi (datant de 2004, avec Kate Hudson). Maintenant, c’est complètement désuet car on a tous compris que certains personnages étaient trop méchants pour être vrais et qu’il fallait se méfier de l’eau qui dormait. A quand le contre-surprise ?

Vous aviez donc  noté que les films « qui font peur » ont des failles plus ou moins grosses. Parfois, ces failles ne sont tellement pas maîtrisées, qu’elles créent des navés comme pas possible (du genre Prédictions, qui n’est pas du tout un film d’horreur, mais qui se veut l’être). Toutefois, je reconnais que personnellement, ça me fait passer un bon moment, car j’adore commenter les films quand je les regarde, au grand déplaisir des autres. Imaginez-vous des films d’horreur, où les gentils arrivent toujours à échapper aux méchants sans encombres, qu’à la fin, on découvre que le méchant ben…finalement c’est le méchant ? Du réel pur et dur…mais il n’y aurait pas d’histoires.

Fin de saison

Lassés, depuis longtemps déjà, des rediffusions et des diffusions plus que tardives de TF1, M6 et consorts, comme moi, vous suivez avec avidité les séries US sur Internet (en streaming notamment), toutes les semaines de septembre à mai, en excluant évidemment les christmas et spring breaks (eh ouais, de vrais autochtones américains ces petits frenchies). Et ainsi, vous aviez dû remarqué que…en ce moment, on en est aux « final season », là où toutes les histoires et intrigues se dénouent et où d’autres se créent pour nous faire sauvagement patienter jusqu’en septembre.

J’en ai vu trois cette semaine : la saison 2 de Vampire Diaries (enfin, fin de semaine passée), la saison 4 de Gossip Girl et la saison 7 de Desperate Housewives (bon j’avoue, j’ai vu celle de Hellcats aussi, mais cette série ne mérite pas qu’on parle d’elle tellement elle est vraiment mauvaise). Et comment dire…il y a de la lassitude dans l’air, parce que vraiment, je ne sais pas vous, mais moi, j’ai été déçue. Surtout quand on compare aux autres années. Petit point.

De l’émotion, quand même.

Elena, venant à la rescousse de Damon, mourrant (Vampire Diaries)

Avant de tomber dans les critiques, il y a tout de même de belles choses. Je vais commencer par la fin de saison la moins ratée : Vampire Diaries. C’était même joli, un peu émouvant (mais pas autant que l’épisode d’avant, qui m’a déchirée). Quand Damon était sur son lit de mort (mordu par un loup garou – morsure fatale pour un vampire), avec Elena, je ne me tenais plus, j’avais l’impression que pour une fois, Stefan a été exclu de nos yeux, et de ceux d’Elena.
Dans Desperate Housewives, l’émotion était vraiment (et peut être uniquement) sur le divorce de Lynette et Tom. Pour moi, c’était ZE couple qui était intouchable, increuvable. Mais à la fin de cette saison 7, Tom a eu un super job, ce qui rendait Lynette un peu « jalouse » (car elle avait l’habitude de tout diriger). Il y a eu des disputes, une tentative d’entente, mais ils se sont rendus compte que plus rien ne fonctionnait entre eux. C’est tout. Pas de pizzeria foireuse, ni de cancer. Juste une question d’entente. Et j’ai trouvé ça super super triste.
Chez Gossip Girl, il y a eu aussi leur part d’émotion. Essentiellement quand Chuck a laissé partir Blair. Tout le monde le sait, Chuck et Blair, c’est un peu cet amour louche et passionné, destiné à être détruit. Quand Blair rencontre le Prince Louis, on a l’impression de voir une nouvelle fille, plus calme, plus gentille, plus heureuse. Alors quand Chuck a dit à Blair « You deserve your fairytale » (en parlant d’elle et de Louis), suivi d’un « but I will love you forever »…J’ai trouvé ça magiquement beau.

Mais hormis ces petits moments, j’ai un peu envie de dire « remboursez !! ».

Des péripéties hors sujet.

Russel Thorpe, le soi disant « méchant » de la saison (Gossip Girl)

Comme toute fin de saison, ces épisodes ont été pleins de rebondissements. Mais à force de vouloir faire de nouvelles choses, les scénaristes tombent dans le n’importe quoi, très souvent. A commencer par Desperate Housewives. Le pompom du n’importe quoi, au niveau des surprises. J’étais contente (et un peu émue) de voir que Paul n’était finalement pas le méchant attendu. Et contente aussi que cette Félicia paye enfin pour sa folie. Mais alors quand le beau-père de Gaby (celui qui l’a violée quand elle était ado) avait refait surface, mais mince quoi ! Autant s’il était là depuis le début, pour mettre un climat de stress (un peu comme avec Patrick Logan, l’an dernier), ça aurait pu être bien. Mais là, le gars (joué par le père d’Ugly Betty lol), il apparaît en mode freestyle pour le dernier épisode, on ne sait pas trop pourquoi, ni comment, enfin, il est là quoi. Vraiment moyen, comme histoire, surtout pour une fin de saison.
Dans Gossip Girl, la péripétie toute naze était quand Russel Thorpe retient Blair en otage pour quelques minutes, dans le but de faire un attentat suicide (et ainsi se venger de Chuck). Mais voilà, ça a duré tellement rapidement (et sans réelle crainte) qu’au bout de dix minutes, on a un peu tout oublié. Je me souviens des péripéties pourtant simples, mais attrayantes, des autres saisons (quand Serena avait disparu, par exemple, et que tout le monde avait oeuvré pour la retrouver).
Pour Vampire Diaries, je crois que la seule péripétie, c’était quand le shériff voulait tuer Damon, et Klaus, faire boire du sang Stefan. Bon, je le concède, l’épisode d’avant était super bourré d’actions, et bon, Vampire Diaries a au moins cette immunité d’avoir tenté quelque chose.

Des révélations mal maîtrisées.

Lynette et Tom, the break up (Desperate Housewives)

Une bonne fin de saison se traduit normalement par des petites surprises, auxquelles personnes ne s’y attendait. Et bien sûr, les scénaristes ont voulu faire leur lot de « ah mais ouais !! Je ne m’y attendais pas ». Mais…#fail
Dans Gossip Girl, la révélation a été sur l’identité réelle de Charlie. J’avoue, l’idée n’était pas mal. En effet, Charlie était sensée être la cousine de Serena, qui est sorti un peu avec Dan, et tout le monde avait cru que c’était une malade mentale à la fin. Et après, elle redevient gentille. Mais on découvre que finalement, ce n’était pas la cousine de Serena mais que c’était la soeur de Lily qui l’avait payé pour qu’elle se fasse passer pour sa fille. Mais au final, ça reste décevant. Comment ? Pourquoi ? A quoi ça sert ? Ok, peut être qu’on nous expliquera tout en septembre, mais pour le moment, je reste complètement sur ma faim (contrairement à l’an passé, quand Chuck a couché avec Jenny).
Dans Vampire Diaries, la seule véritable révélation réside dans le fait que Damon est finalement un mec (vampire) bien et avec des sentiments. Mais bon. Où est le souffle coupé ? On le savait déjà, on commençait à s’en douter, quand il n’a plus bouffé les gens comme avant. J’aurais préféré une révélation de ouf, genre…il est finalement gay (ok, on n’est pas dans Glee et ce n’est ABSOLUMENT pas le genre de Damon m’enfin…).
Dans Desperate, il n’y a pas de révélations. On comprend que Paul devient gentil, que Félicia est folle, qu’entre Lynette et Tom ça va pas, que le beau-père de Gaby est de retour, que Bree sort avec le détective…Mais tout ça, pour moi, ce n’est pas du niveau de « souffle coupé » (sauf pour le cas de Lynette, mais ce n’est pas une révélation pour moi, c’est une continuité logique).

Des questions non résolues.

« Mais qu’est-il devenu ?? » (Desperate Housewives)

Tout au long de la saison, il y a eu des thèmes, des points abordées. Et pardon d’être insistante mais…quel est donc la conclusion de ces points ?
Dans Desperate Housewives, on a vu à un moment le fils de Paul Young, qui voulait se venger. Qu’en est-il advenu de lui ? Je pensais qu’on aurait eu le droit à un petit quelque chose, mais non, ce n’était qu’un passage éclair.
Chez Gossip Girl, la grosse déception c’était le « Dan & Blair ». Leur relation amour-amitié-haine a été évoquée pendant plusieurs épisodes. Le sneek peak de la season finale episode était même axé sur le thème the Princess (Blair), the Prince (Louis), the Dark Knight (Chuck) and the Pauper (Dan). Cela supposait donc une espèce de compétition entre les trois mecs. Et pourtant, pas-du-tout. Du moins, Dan est en dehors de tout ça. Il n’y a même pas d’explications entre les deux ou quoi. Non, c’était juste passager. Vraiment, vraiment décevant.
Vampire Diaries sauve un peu la mise (encore une fois ^^) en mettant à peu près tout au clair…

Le « rendez-vous en septembre » très peu alléchant.

Blair et Chuck, avant de retrouver le Prince Louis (Gossip Girl)

Le classique des séries américaines, quand elles se terminent, c’est qu’elles nous donnent une envie dingue d’être en septembre pour découvrir ce qu’il va se passer pour les héros. Ils laissent donc un suspens insoutenable (bon soutenable parce que ce n’était pas comme si on pensait à ça tout l’été). Cette fois-ci, le « rendez-vous en septembre » ne me donne pas plus que ça, l’envie d’être en septembre

Pour Gossip Girl, je crois que le seul petit suspens, c’était le test de grossesse dans la poubelle de Blair, à la fin. Je sens déjà le topo : Blair est enceinte, mais elle ne sait pas de qui. Le Prince Louis ou Chuck ? Le problème étant qu’elle doit se marier en Novembre et qu’elle devra se décider d’ici là. Ca fait très « soap opera » ou « telenovelas » tout ça, et vraiment pas Gossip Girl.
Pour Desperate Housewives, je ne vois pas de suspens en vue, sauf peut être l’histoire du beau-père de Gaby tué par Carlos, qui aura peut être des répercussions à Wisteria Lane. Carlos ira-t-il en prison ? Ou les filles devront-elles y aller pour lui ? Le détective (l’amant) de Bree aura-t-il un rôle à jouer là dedans ? A part ça, rien ne me donne envie d’attendre septembre.
Pour Vampire Diaries, il y a peut être plus de choses. Je parle notamment de Jeremy (le frère d’Elena), qui commence à voir des morts après avoir été mort pendant quelques minutes. Je pense que ça va être intéressant et plutôt changeant. Seulement, je trouve que les scénaristes veulent mettre tout être surnaturel dans la série, et ça c’est moyen. D’abord, les vampires. Ensuite, les sorcières. En passant par les loups-garou. Puis, maintenant, les fantômes. A quand les zombies et les extraterrestres ?

Bilan :
Vous l’aurez remarqué, ces fins de saisons sont décevantes. Surtout pour Desperate Housewives et Gossip Girl. Les scénaristes ont intérêt à s’accrocher car avec leur âge (enfin, surtout Desperate), les téléspectateurs mettent la barre haute. Seule peut être Vampire Diaries (la plus jeune des trois) a un petit mérite, parce que finalement, elle nous a assez transporté. Dans mes fétiches, il ne reste plus que la saison finale de Glee la semaine prochaine, et j’espère qu’on aura du show et de l’émotion (je pense notamment à la chanson Bohemian Rapsodie, adapté pendant l’accouchement de Quinn l’an passé, c’était magique).

Crédits photos : The CW, ABC