Ce qu’on piquerait bien aux américains…

Les américains (enfin, j’entends par là les « estadouinidenses »), sont si loins de nous, mais on sait énormément de choses sur eux. Certains d’entre nous ont eu la chance d’en savoir plus sur leur culture, grâce à leur séjour sur place. D’autres, simplement grâce à la télévision (avec les films et les séries) ou encore Internet (avec les divers articles de journaux, blogs people, et j’en passe). Et comme moi, vous avez noté des coutûmes, qu’on devrait peut être adopter chez nous.

Le bal de promo (ou « Prom »)


Affiche d’un film sur le thème du bal de promo, Prom,  qui est sorti aux US

Oui, le bal de promo. Vous savez ? Cette espèce de soirée de rêve, qui se joue à la fin de la scolarité secondaire et que chacun attend avec impatience. Et ce qui est chouette avec leur bal de promo, c’est que ça n’a rien à voir avec les soirées de fin d’année qu’on se donne, nous. Ils ne se contentent pas de mettre une tenue-correcte-exigée, de passer la nuit à danser sur du Martin Solweig et de rentrer au petit matin en se disant « ouais, c’était cool ». Oh non, chez les américains, le bal de promo est une véritable institution. Les tenues déjà m’impressionnent. Les garçons, bon, comme d’habitude, toujours en costume-cravate. Mais les filles sont toutes vêtues de robes de princesses, dignes du Met Ball. Je vous passe la location de la limousine, la photo des couples, les invitations. A la fin du bal, les personnes élisent ensuite un roi et une reine (« Prom Queen » et « Prom King »). Pire que pour l’élection présidentielle, les élus avaient dû faire une terrible campagne des semaines avant la soirée. Parce que finir son année en étant « Prom Queen » (je ne crois pas que le garçon en fasse autant une histoire), aux USA, c’est un peu comme réussir votre vie.
Alors, vous l’aurez deviné, chez nous, ce n’est pas du tout comme ça. Et finalement, à la fin du lycée, au lieu de stresser comme des tomates pour le bac (et autres admissions post-bac) et de finir l’année comme ça, d’un claquement de doigts, nous devrions peut être faire aussi une Prom. Ca nous laisserait de meilleurs souvenirs de la terminale.

Les maisons de ouf.


Maison dans un quartier un peu pourrave de Los Angeles, proche de l’aéroport 

J’ai une amie qui vient de loin et sa première impression arrivée en France c’était « vos maisons, on dirait des étables » (oui, il faut dire, dans mon patelin d’origine à moi, c’est comme ça). Et c’est vrai, reconnaissez-le. Hormis quelques chanceux du système, la classe moyenne en France vit soit dans un appartement, soit dans une maison en brique plutôt petite (le genre 2 étages, 3 chambres, 1 séjour-salle à manger). Vous avez remarqué qu’aux Etats-Unis, avoir une maison géante, c’est tout à fait faisable pour la classe moyenne ?  Il suffit de voir dans le show « les maçons du cœur ». Les gens, ils sont méga pauvres (ce n’est pas appelé appelé « les maçons du coeur » pour un rien), mais ils ont toujours une grande maison. Ok, les Etats-Unis c’est un peu le pays du big. J’ai été dans un resto texan un jour, à Los Angeles, j’ai cru que j’allais mourir en voyant la côte de bœuf que j’avais commandée. Mais bon, au moins il y a de l’espace (pour les maisons, pas pour la côte de bœuf). Chez nous, on est plus dans le trip « Arthur et les minimoys ». Tout ce qui est petit, c’est so chic. Regardez les routes qu’ils retrécissent tout le temps et qu’ils garnissent de terre-plein central. Un vrai parcours d’un village Polly Pocket. Alors, moi je veux du big, et la grosse maison américaine, mon dieu, ce que ça me plairait (surtout pour ranger tout mon bordel).

La commande de bouffe facile.


Moi j’enjoy grave !!

Bien sûr, ce n’est pas uniquement un concept américain. Tout le monde le fait. Mais aux Etats-Unis, c’est automatique et c’est tellement naturel. Pas envie de cuisiner ce soir ? Hop, aller, on se commande un repas chinois. Plus rien dans le frigo ? No soucis, le traîteur végétarien est là. Et tout ça se fait d’une manière tellement fluide et facile. Chez nous, c’est beaucoup moins automatique. Pour ma part, je préfère plus prendre la voiture et m’acheter une pizza, ou un plat rapide à chauffer chez Monop’ que de me commander des nems, qui risqueraient d’attérir chez le voisin.

Les nail spa !


Un nail spa typique !

Ca, mais ça, j’adorerais ! A Londres, où j’ai eu la chance de vivre pendant une année, c’est un peu pareil. Et je vous garantie que c’est super chouette et il y en a partout, même dans les coins les plus reculés de la zone 3 (genre Seven Sisters). Mais aux Etats-Unis, paraît-il, c’est beaucoup plus facile d’accès, et beaucoup moins cher. Les nail spa, en fait, c’est un centre pour faire de la pédicure et de la manucure. Et en rien de temps, vous pouvez vous refaire les ongles, par une pro. Genre, vous faîtes une virée shopping et d’un coup, vous trouvez vos ongles des doigts de pieds un peu défraîchis. Surtout que ce soir, c’est pool party chez Germaine. Alors, vous regardez un peu autour de vous, vous apercevez, le petit nail spa. Et en deux temps trois mouvements, le temps de récupérer de votre virée shopping, vous voilà avec des ongles magnificos sublimos. Génial, non ?

Bon, il y a des choses qu’on les laisserait bien. Comme les tips (=pourboires). Chez nous, les pourboires, ce n’est pas automatique. Là bas, même au chauffeur du shuttle fourni par l’hôtel, il faut donner quelque chose. Ou encore, la qualité de la bouffe. Ce n’est pas un cliché, c’est la réalité. La bouffe, en général, aux USA, ce n’est pas top (trop dans la quantité, trop grasse). Tellement pas top que je passais souvent mon temps à manger dans les restos asiatiques (beaucoup mieux pour la ligne !). Et dans le genre plus sérieux, on ne devrait pas du tout leur envier leur système social, qui est très élitiste. Chez nous, on peut tout de même se permettre d’aller chez le dentiste, sans dépenser des millions. Là bas, ce n’est pas à la portée de tous.

Bon, hormis ces petits points négatifs, les USA ont tout même beaucoup de choses à nous offrir. Mais en fait, j’y pense, eux aussi nous envient sûrement des tas de choses. Et qui sait ? Peut être même nos routes Polly Pocket.

Crédits photos : Comingsoon.net, Getty image, wheninmanila.com

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L’effet « mange, prie, aime »

Oui, je ressors d’une looongue période d’hibernation (déjà, me diriez-vous), provoquée par une surdose de travail et de projets en tout genre. Mais maintenant, je suis libre (ou du moins, plus libre). Et j’ai eu l’occasion de constater des tas et des tas de trucs. Notamment sur notre quotidien.

Comme tout le monde, vous vous réveillez tous les matins, vous allez travailler et vous rentrez dans votre appartement le soir, pour rejoindre votre chat/chéri/mari+enfants (au choix). Un quotidien plutôt harrassant mais il faut penser à la carotte qui arrive à la fin du mois et qui nous permet de réaliser « nos projets invisibles du futur ». (et pour les étudiants, dont moi, il faut penser à la carotte future).

Mais vous êtes-vous déjà demandé si tout ce que vous faîtes, c’est un peu de la daube royale ?
Je ne m’étais jamais posée sérieusement cette question jusqu’à ce que je voie le film Mange Prie Aime, de Ryan Murphy (2010, avec Julia Roberts). Je trouve personnellement que c’est un film plutôt ennuyeux, avec quelques longueurs, et Julia Roberts est particulièrement irritable à vouloir verser une larme toutes les dix minutes. Ca fait neuneu rampanplan. Toutefois, et c’est bien la première fois que ça m’arrive, malgré que le film ait presque réussi à m’endormir, j’ai eu une crise de reflection à la fin. Lise, le personnage principal, en a ras la cacahuète de sa vie à New York, elle divorce une première fois, trouve un petit ami sexy ensuite (James Franco, s’il vous plaît) et le quitte, on ne sait pas trop pourquoi, pour voyager. Elle part donc manger en Italie, prier en Inde et trouve l’amour en Indonésie. D’où le titre Mange prie aime (les prod qui ne se sont pas trop cassés la tête, en passant). A la fin du film, j’ai eu une illumination, et c’est peut être pour ça que malgré toutes ses lacunes, c’est un bon film. J’ai interprété le message principal du film comme « Aimez-vous et vous aurez toute l’équilibre que vous recherchez ». Cela voulait dire que la quête de la vie parfaite, c’est accepter que c’est d’abord soi-même l’essence d’une existence réussie et que ce ne sont pas les choses matérielles qui nous choisissent (maison, boulot…), mais bien nous, qui les choisissons. J’en ai donc conclu que notre bonheur, on pouvait choisir de le vivre autrement que cette vie monotone qu’on s’impose tous.

Le film Mange Prie Aime met l’accent sur toutes les richesses qu’il y a sur la planète. Il y a toutes sortes de cultures, sur Terre, qui possèdent toutes leurs secrets et spécificités. Plutôt que de vivre et mourir dans la nôtre, pourquoi ne pas vivre toutes ces autres cultures ? Je me disais que ça pouvait vraiment génial de tout abandonner et de partir quelques années à l’étranger, le temps de se retrouver. Mais pas à un seul endroit connu et glamour genre New York, sinon ça reviendrait au même, mais faire un vrai road trip en Afrique, Amérique Latine ou Asie du Sud Est. Ce serait l’occasion de voir des paysages de fou, de rencontrer des gens tellement différents de nous, mais aussi de se dire « j’ai fait quelque chose de ma vie ». Et à la fin du voyage, on serait définitivement tranformé.

Bref, vous l’aurez compris, vivre une telle expérience, ça ne se rate pas. Mais je me demande quant à la bonne réalisation de ce projet. Il me fait penser à Utopia de Thomas Moore, qui propose un univers génialissime…mais uniquement pour l’élite de la nation. Et se projeter dans un projet « Road Trip de plusieurs années », c’est dans le même genre, ce n’est pas donné à toutes les bourses, ni toutes les couches sociales. Il faut déjà avoir un bon budget conséquent, qui puisse soutenir toutes les dépenses primaires, telles que le logement, les moyens de transport pour aller d’un pays à un autre (haha, ça me fait penser à Pekin Express, tout ça). Evidemment, il y a le choix de travailler sur place. Et là encore, quel genre de travail ? Trouver un job pour un lieu dénué de tout sens spirituel (ex : standardiste dans un hôtel de luxe), ça serait pas un peu inutile quant à toute cette quête ?  Donc, voilà, l’argent est plus que nécessaire pour que ça marche, mais pas que. Il faut aussi une certaine ouverture d’esprit car on découvrirait plusieurs mondes. Et souvent, sans tomber dans l’amalgame, l’ouverture d’esprit, ça s’apprend et ça s’entretient. Et souvent, toutes les familles n’ont pas la capacité ou les ressources financières nécessaires pour apprendre à leurs enfants qu’il y a autre chose dans le monde, que le café-bistrot du quartier. Là, encore, Thomas Moore joue fort.

Bon, alors, vous vous dîtes sûrement que l’accomplissement de soi, c’est possible que quand on est riche, ou presque. Et moi, je vous dirais que vous avez encore tort. Même si on est dans le genre super fauché, et qu’on ne peut même pas se payer un Paris-Bali à 1300 euros, je pense que le fait de cultiver son esprit et de réfléchir sur soi-même, sur notre chance d’être là, ce serait déjà une alternative à l’accomplissement personnel.

crédits photo : europe1.fr,

Voyager léger

Je viens de rentrer d’une semaine de vacances. Waa les vacances. C’est un peu ce moment qu’on attend tous avec impatience, parce que le boulot, on en a jusqu’à la cacahuète. Mais qui dit vacances, dit aussi valises. Et qui dit valises, dit…prise de tête de dingue. Et je ne veux pas parler de la version « est-ce que je vais tout faire rentrer dedans » de la prise de tête. Non, je parle de la version « mais quelle valise choisir ? » , le genre quand on sait qu’on n’a pas beaucoup d’affaire mais qu’on en a quand même (vous me suivez ?). Un peu comme quand vous partez chez les parents pour 1 week end et que vous avez du linge sale à laver (ou des bons petits plats à récupérer). Mais alors, quel sorte de sac prendre pour voyager léger ?

1) Le trolley 4 roues
Bon vous vous dîtes sûrement, pourquoi tout compliquer quand on peut faire simple ? L’idéal peut être un trolley de taille moyenne, 4 roues, qui puisse contenir un peu dans le vrac tout et n’importe quoi, et qui puisse nous permettre de courir à la gare en cas de retard (le genre de mésaventure qui m’arrive tout le temps, faut dire). Un peu comme ce joli Little Marcel :

En fait, ça ferait super glam et girly d’avoir ça sur soi. Le genre qui attire les beaux regards. Mais ça a aussi de gros désavantages. Dans le train, en retard comme on est, il pourrait ne plus y avoir de place sur les portes bagages. Alors, soit il faut le glisser en haut du siège (encore plus prise de tête), soit le mettre entre nos jambes (craaampes au bout de 5 heures de voyage). Pire en avion : la valise va droit dans la soute et parfois elle peut même être un peu écorchée (ça m’est déjà arrivée aussi). Peut être devons-nous reconsidérer nos options.

2) La valisette rétro
Bon, puisque le trolley est un fiasco, alors, dans ce cas, il faut quelque chose d’un peu plus facile à caser. La petite valisette est tout bonnement idéale, en plus d’avoir une allure So Audrey Hepburn-qui-attend-le-train-à-Grand-Centrale. Louis Vuitton peut répondre à nos exigences dans ce cas :

Seulement, si on ajoute à cette valisette, le sac à main, la sacoche pour le PC portable, le BlackBerry (parce qu’on était en train d’envoyer un sms primordial) et les magazines qu’on a  acheté au Kiosque de la gare…Alors, les mains seraient pleines et on risquerait d’oublier quelque chose sur la route. Bien que ce soit glam, OUT.

3) Le sac de voyage
Les sacs de voyage, je les trouve magnifiques. A porter en bandoulière ou avec une anse – à alterner au choix-,  ils nous donnent une allure un peu masculine, un peu virile, mais qui accentuent encore plus notre féminité et nous donne un côté « business globe trotter ». Quoi de mieux que le Dior pour illustrer le sac de voyage :

Imaginez la classe internationale avec ça. On aurait une fière allure de Queen Bee. Seulement, il y a sac de voyage ET sac de voyage. Je trouve l’achat de ce genre de sac plutôt risqué. Soit on tombe sur LA perle et que ça coûte un tiers du salaire (et qu’il y a encore les vacances à financer), soit on fait de l’amalgame et on tombe dans le piège du sac de sport. Alors, aurevoir le style de jeune milanaise et bonjour la nageuse qui a terminé son entraînement à la piscine municipale. Danger. Et puis, ça fait mal au doigts à la longue.

4) Le sac-à-dos
Alors, dans ce cas, il faut quelque chose de pratique, de compact et qui nous laisserait au moins deux mains de libres. Alors, pourquoi pas revenir aux basiques des aventuriers…le fameux Sac à Dos ? Comme ce Eastpack de voyage :

N’est-il pas pratique ? Une poche pour la trousse de toilette, une autre pour les clés, une troisième pour les sous-vêtements, une autre pour les (enfin la) paires de chaussures, une pour…Oué mais en fait, avec tout ça, sur le dos, ça peut avoir d’autres conséquences en fait. D’une part, bonjour le mal de dos (vas-y que je porte 15kg sur mon dos). Et d’autre part…mon dieu que c’est moche ! De quoi aurait-on l’air avec ça ? Donc, sac à dos aventurier, nope nope nope.

 

C’est moi ou on a tout passé en revue ? Parce qu’un sac qui combine de telles fonctions contradictoires (pratique, léger, compacte, joli), c’est un peu impossible à trouver tout compte fait.  En gros, je vous dirai que c’est une cause un peu perdue. Un peu comme la requête du prince charmant ou de la silhouette parfaite. Histoire de limiter la casse, pour voyager léger, je trouve le sac de voyage idéal quand même (et sac de voyage version Dior pas cher, pas nageuse).

 

Crédits photos : Elle.fr