Le film qui fait peur

Le film qui fait peur, il peut être de plusieurs genres. Avoir peur ne consiste pas uniquement à voir des fantômes méchants à la The Grudge (film d’épouvante), il peut être aussi question de tueurs psychopathes qui veulent éliminer tout le monde comme le fou des films Halloween (slasher) ou encore de films tout dégueu avec du sang partout, du genre Saw (Gore).
Pour ma part, j’adore les films d’horreur et assimilés, mais il y a parfois de l’incrédulité et un certain automatisme, qui me dépassent.

Le « il y a quelqu’un ? ».


Blair Witch Project, le film parfait où l’héroïne demande sans cesse « qui est là ? »

Perdue dans une forêt, comme dans le Blair Witch Project (ancêtre de Paranormal activity), l’héroïne entend des bruits de craquements un peu louches, de pas, sans voir personne. Et plutôt que de se réfugier, elle va encore attirer plus le méchant vers elle en demandant (en criant, s’il vous plaît), si quelqu’un est là. Comme si le-dit méchant allait dire « oui, je suis là très chère ! ».  Encore une fois, le scénariste me dirait « c’est pour installer l’ambiance de peur ». Je ne sais pas vous, mais moi, à chaque fois que quelqu’un lance son « il y a quelqu’un », je suis tout sauf apeurée, en fait, je suis plutôt au bord du rire (à l’agacement de mon voisin de ciné).

Le « on se sépare ».
Trois amis entrent dans l’hôpital hanté pour suivre la voix d’un quatrième ami perdu. Ils entendent la voix au loin et paniqués, ils disent « allez, on se sépare pour le retrouver et on se retrouve dans 15 minutes ici ». Sauf que les 15 minutes n’arriveront jamais et que le méchant pourra les tuer tranquillement un par un. Mais m**** les gens, vous êtes dans un hôpital hanté, pourquoi diable cherchez-vous à vous séparer ? N’est-il pas plus logique de rester soudés ? Le scénariste me dirait simplement « mais il faut provoquer le destin, on ne peut rester là sans rien faire ». Alors il faudrait le provoquer d’une autre manière, le destin.

Le gars/la fille qui tombe.
En pleine course, alors que le cruel tueur lui court après, le héros trouve toujours le moyen de tomber. C’est pire qu’un classique, c’est un cliché. Le spectacteur peut crier, avec le souffle coupé « mais vite, vite, vite ! », pendant que le héros essaie de se relever, avec le méchant de plus en plus proche. Même dans la vie réelle, il nous arrive de courir pour diverses raisons (bien souvent, parce qu’on est en retard, me diriez-vous). Alors, je ne sais pas vous, mais moi, quand je cours après le bus, je ne tombe pas avant de l’attraper. Oui, ça peut arriver, mais pas systématiquement. Le scénariste, qui tient à sauver les meubles, me dirait que le fait de tomber met le spectacteur en haleine (certes), et que de toute façon, nous n’étions pas dans la vie réelle (re-certes) et qu’il n’était pas question là de courir après un bus (re-re-certes). Toutefois, un film, d’horreur ou pas, n’est-il pas sensé représenter la réalité ?

Le méchant pas méchant (ou le gentil méchant).


Scream 4, le film qui a trop voulu jouer sur le dénouement surprise.

On est dans une époque où la mode cinématographique est au dénouement renversant, surtout pour le film d’épouvante. Pendant toute la durée du film,  on a un personnage méchant en vue (tête de méchant, caractère de méchant, jeu de méchant…). Seulement, à la fin, on ne découvre que ce méchant n’était qu’un petit personnage comme les autres, et que le vrai coupable était celui qu’on ne soupçonnait pas. Comme dans Scream 4. Ils mettent en avant un gars trop bizarre qui a vraiment l’attitude express du méchant. Mais au final, c’est la gentillette (jouée par Emma Roberts) qui est le vrai tueur psychopathe. Plutôt ingénieux…si la même chose ne se répétait pas tout le temps, dans tous les films de ces dernières années. En effet, les scénaristes n’arrêtent pas d’utiliser ce petit dénouement qu’ils pensent magique, parce qu’il impressionnerait le spectateur incrédule. A l’époque de Severus Rogue dans Harry Potter (même si HP est tout sauf un film d’horreur, mais vous voyez ce que je veux dire), ça a bien marché. A celle de La Porte des Secrets aussi (datant de 2004, avec Kate Hudson). Maintenant, c’est complètement désuet car on a tous compris que certains personnages étaient trop méchants pour être vrais et qu’il fallait se méfier de l’eau qui dormait. A quand le contre-surprise ?

Vous aviez donc  noté que les films « qui font peur » ont des failles plus ou moins grosses. Parfois, ces failles ne sont tellement pas maîtrisées, qu’elles créent des navés comme pas possible (du genre Prédictions, qui n’est pas du tout un film d’horreur, mais qui se veut l’être). Toutefois, je reconnais que personnellement, ça me fait passer un bon moment, car j’adore commenter les films quand je les regarde, au grand déplaisir des autres. Imaginez-vous des films d’horreur, où les gentils arrivent toujours à échapper aux méchants sans encombres, qu’à la fin, on découvre que le méchant ben…finalement c’est le méchant ? Du réel pur et dur…mais il n’y aurait pas d’histoires.

Wii fit.

Je parcourais ce que j’appelle le « Net people », comme toutes les semaines. Le « Net People », c’est un peu mon camaïeu de sites Internet exclusivement dédiés aux potins hollywoodiens (de L.A mais pas que !), qui vont de l’officiel « Voici » au très underground « Perez Hilton », en passant par le nimportenawak « Pipole.net ». Je sais, ce n’est pas une démarche très intellectuelle, mais la culture ne s’arrête pas à l’acte de lire « Telos »…non ? Ok, je m’égare. Bref, je me baladais donc sur ces sites là l’autre jour, et j’étais tombée sur un avant/après de Raven Symoné, celle qui jouait dans « Phénomène Raven », il y a très longtemps de cela (et dans d’autres films).

Même si vous ne connaissiez pas l’actrice, vous êtes speechless…comme moi. Après quelques recherches, j’ai découvert qu’elle avait perdu le tout, assez naturellement, avec un coach perso. Facile, avec l’argent (et le temps ?). Ce phénomène est loin d’être isolé. En fait, c’est un peu THE tendance à Hollywood. Etre bien dans sa peau ou dans le regard des autres ? La réponse est facile, et les people s’arrachent les méthodes de ouf pour tout perdre en deux temps trois mouvements. Les sceptiques diront « c’est Hollywood », mais moi, je dirais que c’est plus généralisé.

Culte de la beauté à sens unique.

A Hollywood comme ailleurs, il est difficile de s’imposer quelque part, sans être dans « la norme ». Cette norme que la société s’est créée, sans vraiment faire gaffe, et qui a évolué avec le temps. Il n’y a pas si longtemps, au milieu du XXème siècle, la Belle femme était celle qui avait des courbes, des rondeurs. D’ailleurs, l’icône de la beauté n’était-elle pas Marylin Monroe, qui au passage, faisait du 44 ? Au fil des années, cette tendance s’efface et laisse entrer une autre image de la beauté. La minceur. Et 2011 est dans la tendance « minceur extrême ». La beauté joviale, sulfureuse de Marylin laisse place à une beauté plus terne, froide, limite asexuée, des mannequins de chez Chanel (que j’ai trouvé personnellement choquantes, lors de la dernière Fashion Week). En comparant, vous avez l’impression que c’est une bien mauvaise idée, qu’on régresse. Certes, mais en attendant, personne ne fait d’effort pour inverser la donne de manière catégorique. Raven, il y a encore quelques temps, avait dit haut et fort que ses courbes faisaient parties d’elle-même et qu’elle ne changerait rien. Des paroles courageuses, mais si la société détruit ce courage, alors où puiser une autre force ? Ainsi, la voilà aujourd’hui, 40kg en moins, et visiblement heureuse. Logique, quand vous y pensez. C’est triste à dire, mais vous imaginez, vous, Gabourey Sidibe dans le rôle de Nina dans Black Swann, à la place de Natalie Portman? (ok, c’est l’exemple le plus nul du monde). La réponse est : bien sûr que non. Même si Gabourey était la meilleure des danseuses étoiles (oui, bon, une des règles de la danse classique c’est d’être légère mais enfin…), on se sentirait un peu mal à l’aise en la voyant sautiller en tutu. C’est terrible, c’est honteux, une telle pensée, mais c’est le signe des temps modernes. Devant une telle fatalité, des gens comme Raven préfèrent donc outrepasser leur précédente fierté et redevenir comme les autres.

Des normes poussées à l’extrême.

Raven a perdu du poids pour être « dans la norme », mais il y a ceux qui perdent du poids pour être « au delà de la norme », dans le but d’être plus belle que belle. Mais de nos jours, « au delà de la norme » signifie clairement être encore plus mince. Je n’ai jamais été dans ce cas, mais je pense que c’est de là que naissent certaines maladies, comme l’anorexie. Mais alors, pourquoi donc devenir plus mince (=belle) que mince (=belle), alors qu’on était déjà bien (=mince), avant ? Ce phénomène encore une fois est analysé chez les people. Ils ont déjà pas mal de choses matérielles, comme l’argent et le confort. Certaines veulent être au top, comme Nicole Richie (cf. photo ci-dessus). Ils étaient partis pour perdre quelques kilos, et tant qu’à être lancés, ils y vont jusqu’au bout. Parce que dans leur tête, au bout du chemin, il y aura un halo de lumière qui leur dira « vous êtes parfaite, maintenant ». Bien souvent, cette lumière se confond avec la célèbre « lumière au bout du tunnel » en fin de vie, me diriez-vous .

Le graal mercatique.


Ce culte de la maigreur, sachons-le, est utilisé, exploité par certaines entreprises. Quand bien même on se met à rêver du corps de Gisele Bundchën, une entreprise va faire en sorte de vouloir exaucer nos voeux. Il y a les versions « louches », tout d’abord, celles où il faut ajouter des nutriments supplémentaires à notre quotidien. Le genre pilule amaigrissantes aux herbes du Tibet de M6 Boutique. Pour 250 euros les 4 boîtes, et à raison de 6 boîtes par semaine, promis, vous perdrez 4kg. Et vous les reprendrez sûrement quelques semaines plus tard. Mais il y a aussi les versions plus légales qui vont des conseils soit disant de ouf-dingue de médecins et le petit remède miracle à la clé qui consiste à convertir notre bouffe en points, contre un petit abonnement mensuel évidemment. Il y a même des versions ludiques de l’amaigrissement, comme certains jeux vidéos très élaborés, qui nous servent de coach perso (et on peut même danser !). Contre compensation financière, il en va sans dire (sauf si vous êtes un pro du crackage comme mon oncle qui a réussi à mettre des jeux à volonté sur la console de ses enfants – l’exemple de bonne conduite, je vous dis pas).

Le Raven Case m’a donc mis un peu la puce à l’oreille sur ce phénomène. Le culte de la maigreur est-il devenu important à ce point ? Bon, je le reconnais, il y a des gens à qui ça peut faire du bien de maigrir (pour la santé), du genre Kelly Osbourne. Mais ceux qui poussent cette maigreur à l’extrême, et pire ceux qui l’utilisent de manière lucrative, c’est beaucoup moins classy. Ceci dit, je ne pense pas non plus que le culte de l’obésité soit l’idéal =D. A quand le juste milieu ?

Fin de saison

Lassés, depuis longtemps déjà, des rediffusions et des diffusions plus que tardives de TF1, M6 et consorts, comme moi, vous suivez avec avidité les séries US sur Internet (en streaming notamment), toutes les semaines de septembre à mai, en excluant évidemment les christmas et spring breaks (eh ouais, de vrais autochtones américains ces petits frenchies). Et ainsi, vous aviez dû remarqué que…en ce moment, on en est aux « final season », là où toutes les histoires et intrigues se dénouent et où d’autres se créent pour nous faire sauvagement patienter jusqu’en septembre.

J’en ai vu trois cette semaine : la saison 2 de Vampire Diaries (enfin, fin de semaine passée), la saison 4 de Gossip Girl et la saison 7 de Desperate Housewives (bon j’avoue, j’ai vu celle de Hellcats aussi, mais cette série ne mérite pas qu’on parle d’elle tellement elle est vraiment mauvaise). Et comment dire…il y a de la lassitude dans l’air, parce que vraiment, je ne sais pas vous, mais moi, j’ai été déçue. Surtout quand on compare aux autres années. Petit point.

De l’émotion, quand même.

Elena, venant à la rescousse de Damon, mourrant (Vampire Diaries)

Avant de tomber dans les critiques, il y a tout de même de belles choses. Je vais commencer par la fin de saison la moins ratée : Vampire Diaries. C’était même joli, un peu émouvant (mais pas autant que l’épisode d’avant, qui m’a déchirée). Quand Damon était sur son lit de mort (mordu par un loup garou – morsure fatale pour un vampire), avec Elena, je ne me tenais plus, j’avais l’impression que pour une fois, Stefan a été exclu de nos yeux, et de ceux d’Elena.
Dans Desperate Housewives, l’émotion était vraiment (et peut être uniquement) sur le divorce de Lynette et Tom. Pour moi, c’était ZE couple qui était intouchable, increuvable. Mais à la fin de cette saison 7, Tom a eu un super job, ce qui rendait Lynette un peu « jalouse » (car elle avait l’habitude de tout diriger). Il y a eu des disputes, une tentative d’entente, mais ils se sont rendus compte que plus rien ne fonctionnait entre eux. C’est tout. Pas de pizzeria foireuse, ni de cancer. Juste une question d’entente. Et j’ai trouvé ça super super triste.
Chez Gossip Girl, il y a eu aussi leur part d’émotion. Essentiellement quand Chuck a laissé partir Blair. Tout le monde le sait, Chuck et Blair, c’est un peu cet amour louche et passionné, destiné à être détruit. Quand Blair rencontre le Prince Louis, on a l’impression de voir une nouvelle fille, plus calme, plus gentille, plus heureuse. Alors quand Chuck a dit à Blair « You deserve your fairytale » (en parlant d’elle et de Louis), suivi d’un « but I will love you forever »…J’ai trouvé ça magiquement beau.

Mais hormis ces petits moments, j’ai un peu envie de dire « remboursez !! ».

Des péripéties hors sujet.

Russel Thorpe, le soi disant « méchant » de la saison (Gossip Girl)

Comme toute fin de saison, ces épisodes ont été pleins de rebondissements. Mais à force de vouloir faire de nouvelles choses, les scénaristes tombent dans le n’importe quoi, très souvent. A commencer par Desperate Housewives. Le pompom du n’importe quoi, au niveau des surprises. J’étais contente (et un peu émue) de voir que Paul n’était finalement pas le méchant attendu. Et contente aussi que cette Félicia paye enfin pour sa folie. Mais alors quand le beau-père de Gaby (celui qui l’a violée quand elle était ado) avait refait surface, mais mince quoi ! Autant s’il était là depuis le début, pour mettre un climat de stress (un peu comme avec Patrick Logan, l’an dernier), ça aurait pu être bien. Mais là, le gars (joué par le père d’Ugly Betty lol), il apparaît en mode freestyle pour le dernier épisode, on ne sait pas trop pourquoi, ni comment, enfin, il est là quoi. Vraiment moyen, comme histoire, surtout pour une fin de saison.
Dans Gossip Girl, la péripétie toute naze était quand Russel Thorpe retient Blair en otage pour quelques minutes, dans le but de faire un attentat suicide (et ainsi se venger de Chuck). Mais voilà, ça a duré tellement rapidement (et sans réelle crainte) qu’au bout de dix minutes, on a un peu tout oublié. Je me souviens des péripéties pourtant simples, mais attrayantes, des autres saisons (quand Serena avait disparu, par exemple, et que tout le monde avait oeuvré pour la retrouver).
Pour Vampire Diaries, je crois que la seule péripétie, c’était quand le shériff voulait tuer Damon, et Klaus, faire boire du sang Stefan. Bon, je le concède, l’épisode d’avant était super bourré d’actions, et bon, Vampire Diaries a au moins cette immunité d’avoir tenté quelque chose.

Des révélations mal maîtrisées.

Lynette et Tom, the break up (Desperate Housewives)

Une bonne fin de saison se traduit normalement par des petites surprises, auxquelles personnes ne s’y attendait. Et bien sûr, les scénaristes ont voulu faire leur lot de « ah mais ouais !! Je ne m’y attendais pas ». Mais…#fail
Dans Gossip Girl, la révélation a été sur l’identité réelle de Charlie. J’avoue, l’idée n’était pas mal. En effet, Charlie était sensée être la cousine de Serena, qui est sorti un peu avec Dan, et tout le monde avait cru que c’était une malade mentale à la fin. Et après, elle redevient gentille. Mais on découvre que finalement, ce n’était pas la cousine de Serena mais que c’était la soeur de Lily qui l’avait payé pour qu’elle se fasse passer pour sa fille. Mais au final, ça reste décevant. Comment ? Pourquoi ? A quoi ça sert ? Ok, peut être qu’on nous expliquera tout en septembre, mais pour le moment, je reste complètement sur ma faim (contrairement à l’an passé, quand Chuck a couché avec Jenny).
Dans Vampire Diaries, la seule véritable révélation réside dans le fait que Damon est finalement un mec (vampire) bien et avec des sentiments. Mais bon. Où est le souffle coupé ? On le savait déjà, on commençait à s’en douter, quand il n’a plus bouffé les gens comme avant. J’aurais préféré une révélation de ouf, genre…il est finalement gay (ok, on n’est pas dans Glee et ce n’est ABSOLUMENT pas le genre de Damon m’enfin…).
Dans Desperate, il n’y a pas de révélations. On comprend que Paul devient gentil, que Félicia est folle, qu’entre Lynette et Tom ça va pas, que le beau-père de Gaby est de retour, que Bree sort avec le détective…Mais tout ça, pour moi, ce n’est pas du niveau de « souffle coupé » (sauf pour le cas de Lynette, mais ce n’est pas une révélation pour moi, c’est une continuité logique).

Des questions non résolues.

« Mais qu’est-il devenu ?? » (Desperate Housewives)

Tout au long de la saison, il y a eu des thèmes, des points abordées. Et pardon d’être insistante mais…quel est donc la conclusion de ces points ?
Dans Desperate Housewives, on a vu à un moment le fils de Paul Young, qui voulait se venger. Qu’en est-il advenu de lui ? Je pensais qu’on aurait eu le droit à un petit quelque chose, mais non, ce n’était qu’un passage éclair.
Chez Gossip Girl, la grosse déception c’était le « Dan & Blair ». Leur relation amour-amitié-haine a été évoquée pendant plusieurs épisodes. Le sneek peak de la season finale episode était même axé sur le thème the Princess (Blair), the Prince (Louis), the Dark Knight (Chuck) and the Pauper (Dan). Cela supposait donc une espèce de compétition entre les trois mecs. Et pourtant, pas-du-tout. Du moins, Dan est en dehors de tout ça. Il n’y a même pas d’explications entre les deux ou quoi. Non, c’était juste passager. Vraiment, vraiment décevant.
Vampire Diaries sauve un peu la mise (encore une fois ^^) en mettant à peu près tout au clair…

Le « rendez-vous en septembre » très peu alléchant.

Blair et Chuck, avant de retrouver le Prince Louis (Gossip Girl)

Le classique des séries américaines, quand elles se terminent, c’est qu’elles nous donnent une envie dingue d’être en septembre pour découvrir ce qu’il va se passer pour les héros. Ils laissent donc un suspens insoutenable (bon soutenable parce que ce n’était pas comme si on pensait à ça tout l’été). Cette fois-ci, le « rendez-vous en septembre » ne me donne pas plus que ça, l’envie d’être en septembre

Pour Gossip Girl, je crois que le seul petit suspens, c’était le test de grossesse dans la poubelle de Blair, à la fin. Je sens déjà le topo : Blair est enceinte, mais elle ne sait pas de qui. Le Prince Louis ou Chuck ? Le problème étant qu’elle doit se marier en Novembre et qu’elle devra se décider d’ici là. Ca fait très « soap opera » ou « telenovelas » tout ça, et vraiment pas Gossip Girl.
Pour Desperate Housewives, je ne vois pas de suspens en vue, sauf peut être l’histoire du beau-père de Gaby tué par Carlos, qui aura peut être des répercussions à Wisteria Lane. Carlos ira-t-il en prison ? Ou les filles devront-elles y aller pour lui ? Le détective (l’amant) de Bree aura-t-il un rôle à jouer là dedans ? A part ça, rien ne me donne envie d’attendre septembre.
Pour Vampire Diaries, il y a peut être plus de choses. Je parle notamment de Jeremy (le frère d’Elena), qui commence à voir des morts après avoir été mort pendant quelques minutes. Je pense que ça va être intéressant et plutôt changeant. Seulement, je trouve que les scénaristes veulent mettre tout être surnaturel dans la série, et ça c’est moyen. D’abord, les vampires. Ensuite, les sorcières. En passant par les loups-garou. Puis, maintenant, les fantômes. A quand les zombies et les extraterrestres ?

Bilan :
Vous l’aurez remarqué, ces fins de saisons sont décevantes. Surtout pour Desperate Housewives et Gossip Girl. Les scénaristes ont intérêt à s’accrocher car avec leur âge (enfin, surtout Desperate), les téléspectateurs mettent la barre haute. Seule peut être Vampire Diaries (la plus jeune des trois) a un petit mérite, parce que finalement, elle nous a assez transporté. Dans mes fétiches, il ne reste plus que la saison finale de Glee la semaine prochaine, et j’espère qu’on aura du show et de l’émotion (je pense notamment à la chanson Bohemian Rapsodie, adapté pendant l’accouchement de Quinn l’an passé, c’était magique).

Crédits photos : The CW, ABC

Ce qu’on piquerait bien aux américains…

Les américains (enfin, j’entends par là les « estadouinidenses »), sont si loins de nous, mais on sait énormément de choses sur eux. Certains d’entre nous ont eu la chance d’en savoir plus sur leur culture, grâce à leur séjour sur place. D’autres, simplement grâce à la télévision (avec les films et les séries) ou encore Internet (avec les divers articles de journaux, blogs people, et j’en passe). Et comme moi, vous avez noté des coutûmes, qu’on devrait peut être adopter chez nous.

Le bal de promo (ou « Prom »)


Affiche d’un film sur le thème du bal de promo, Prom,  qui est sorti aux US

Oui, le bal de promo. Vous savez ? Cette espèce de soirée de rêve, qui se joue à la fin de la scolarité secondaire et que chacun attend avec impatience. Et ce qui est chouette avec leur bal de promo, c’est que ça n’a rien à voir avec les soirées de fin d’année qu’on se donne, nous. Ils ne se contentent pas de mettre une tenue-correcte-exigée, de passer la nuit à danser sur du Martin Solweig et de rentrer au petit matin en se disant « ouais, c’était cool ». Oh non, chez les américains, le bal de promo est une véritable institution. Les tenues déjà m’impressionnent. Les garçons, bon, comme d’habitude, toujours en costume-cravate. Mais les filles sont toutes vêtues de robes de princesses, dignes du Met Ball. Je vous passe la location de la limousine, la photo des couples, les invitations. A la fin du bal, les personnes élisent ensuite un roi et une reine (« Prom Queen » et « Prom King »). Pire que pour l’élection présidentielle, les élus avaient dû faire une terrible campagne des semaines avant la soirée. Parce que finir son année en étant « Prom Queen » (je ne crois pas que le garçon en fasse autant une histoire), aux USA, c’est un peu comme réussir votre vie.
Alors, vous l’aurez deviné, chez nous, ce n’est pas du tout comme ça. Et finalement, à la fin du lycée, au lieu de stresser comme des tomates pour le bac (et autres admissions post-bac) et de finir l’année comme ça, d’un claquement de doigts, nous devrions peut être faire aussi une Prom. Ca nous laisserait de meilleurs souvenirs de la terminale.

Les maisons de ouf.


Maison dans un quartier un peu pourrave de Los Angeles, proche de l’aéroport 

J’ai une amie qui vient de loin et sa première impression arrivée en France c’était « vos maisons, on dirait des étables » (oui, il faut dire, dans mon patelin d’origine à moi, c’est comme ça). Et c’est vrai, reconnaissez-le. Hormis quelques chanceux du système, la classe moyenne en France vit soit dans un appartement, soit dans une maison en brique plutôt petite (le genre 2 étages, 3 chambres, 1 séjour-salle à manger). Vous avez remarqué qu’aux Etats-Unis, avoir une maison géante, c’est tout à fait faisable pour la classe moyenne ?  Il suffit de voir dans le show « les maçons du cœur ». Les gens, ils sont méga pauvres (ce n’est pas appelé appelé « les maçons du coeur » pour un rien), mais ils ont toujours une grande maison. Ok, les Etats-Unis c’est un peu le pays du big. J’ai été dans un resto texan un jour, à Los Angeles, j’ai cru que j’allais mourir en voyant la côte de bœuf que j’avais commandée. Mais bon, au moins il y a de l’espace (pour les maisons, pas pour la côte de bœuf). Chez nous, on est plus dans le trip « Arthur et les minimoys ». Tout ce qui est petit, c’est so chic. Regardez les routes qu’ils retrécissent tout le temps et qu’ils garnissent de terre-plein central. Un vrai parcours d’un village Polly Pocket. Alors, moi je veux du big, et la grosse maison américaine, mon dieu, ce que ça me plairait (surtout pour ranger tout mon bordel).

La commande de bouffe facile.


Moi j’enjoy grave !!

Bien sûr, ce n’est pas uniquement un concept américain. Tout le monde le fait. Mais aux Etats-Unis, c’est automatique et c’est tellement naturel. Pas envie de cuisiner ce soir ? Hop, aller, on se commande un repas chinois. Plus rien dans le frigo ? No soucis, le traîteur végétarien est là. Et tout ça se fait d’une manière tellement fluide et facile. Chez nous, c’est beaucoup moins automatique. Pour ma part, je préfère plus prendre la voiture et m’acheter une pizza, ou un plat rapide à chauffer chez Monop’ que de me commander des nems, qui risqueraient d’attérir chez le voisin.

Les nail spa !


Un nail spa typique !

Ca, mais ça, j’adorerais ! A Londres, où j’ai eu la chance de vivre pendant une année, c’est un peu pareil. Et je vous garantie que c’est super chouette et il y en a partout, même dans les coins les plus reculés de la zone 3 (genre Seven Sisters). Mais aux Etats-Unis, paraît-il, c’est beaucoup plus facile d’accès, et beaucoup moins cher. Les nail spa, en fait, c’est un centre pour faire de la pédicure et de la manucure. Et en rien de temps, vous pouvez vous refaire les ongles, par une pro. Genre, vous faîtes une virée shopping et d’un coup, vous trouvez vos ongles des doigts de pieds un peu défraîchis. Surtout que ce soir, c’est pool party chez Germaine. Alors, vous regardez un peu autour de vous, vous apercevez, le petit nail spa. Et en deux temps trois mouvements, le temps de récupérer de votre virée shopping, vous voilà avec des ongles magnificos sublimos. Génial, non ?

Bon, il y a des choses qu’on les laisserait bien. Comme les tips (=pourboires). Chez nous, les pourboires, ce n’est pas automatique. Là bas, même au chauffeur du shuttle fourni par l’hôtel, il faut donner quelque chose. Ou encore, la qualité de la bouffe. Ce n’est pas un cliché, c’est la réalité. La bouffe, en général, aux USA, ce n’est pas top (trop dans la quantité, trop grasse). Tellement pas top que je passais souvent mon temps à manger dans les restos asiatiques (beaucoup mieux pour la ligne !). Et dans le genre plus sérieux, on ne devrait pas du tout leur envier leur système social, qui est très élitiste. Chez nous, on peut tout de même se permettre d’aller chez le dentiste, sans dépenser des millions. Là bas, ce n’est pas à la portée de tous.

Bon, hormis ces petits points négatifs, les USA ont tout même beaucoup de choses à nous offrir. Mais en fait, j’y pense, eux aussi nous envient sûrement des tas de choses. Et qui sait ? Peut être même nos routes Polly Pocket.

Crédits photos : Comingsoon.net, Getty image, wheninmanila.com

WeddingS : le kit de survie.

Non non, ce n’est pas parce que nous avions regardé le mariage du siècle de William et Kate, vendredi, sur France 2 (pour ma part ^^), que je vais vous parler de ça. Non, en fait, cette idée me trottait dans la tête un moment. Et bizarrement, le mariage du siècle (encore), m’a fait rappelé que…

Bon alors, vous êtes comme moi, la vingtaine passée (ou plus). Vous avez remarqué ce fameux phénomène ? On ne parle que de mariage autour du vous. Ou du moins, on commence à en parler, après un long temps mort (oui, la dernière à s’être mariée, c’était Tatie Germaine, en 1998). Vous regardez votre agenda, et vos samedis sont overbookés, à partir du 30 avril. D’abord, il y a votre cousine Lucie. Hourra, un mariage qui ressemblera à une grosse réunion de famille ! Vous avez hâte, en plus, il paraît qu’il y aura le cousin Edouardo qui vient d’Ecuador et que vous avez aperçu pour la dernière fois en 1990. Puis, deux semaines plus tard, c’est le tour votre meilleur ami du lycée, Antoine. De bonnes retrouvailles entre potes en perspectives, et puis ça sera l’occasion pour vous de dire « regarde ce que je suis devenu, MOI » (et par la même, regarder la tête déconfite de Paulette, qui galère bien en ce moment *rhaaaa, Dieu que vous la détestez, celle-là*). Quelques samedis plus tard, c’est votre amie de maternelle Isis, qui s’y colle (retrouvée il y a un an, sur FB). Bon, on vous a un peu forcé la main pour cette occasion, parce que, non vraiment, la maternelle, c’est pas que c’est oublié mais…Et ainsi de suite. Résultat, en août, vous êtes dans un état de manque de vacances extrême et vous êtes fauché. Vous avez même la fâcheuse impression que votre vie, elle est en fait super plate, face à tout ce bonheur. Mais il est quand même possible, chers invités, de s’en sortir plutôt indemne de cette épreuve.

La choix aux chapeaux.
Un peu comme les invités du mariage royal, je suis une fervente du couvre-chef. Je trouve que c’est un peu THE accessoire incontournable. Seulement voilà. C’est bien beau d’avoir un chapeau de fou et un tantinet laid, comme la Princesse Béatrice, mais c’est un peu de l’argent jeté por la ventana, parce que sérieusement, vous vous voyez, vous, vous baladez à la plage avec ça sur la tête ?

Solution : troquer les chapeaux serre-tête. Vous en achetez 4, vous savez que d’ici quelques temps, vous pourrez les réadapter à votre tenue, sans trop de soucis. Bon, ça ne se trouve pas non plus partout. Si vous en avez l’opportunité ou la possibilité, direction Londres, et allez dans le sous-sol du Camden Lock, et vous aurez des tas de faux chapeaux magnifiques. Sinon,  un petit tour sur les sites British (Asos, Topshop…) et le tour est joué ! (en fait, je remarque que c’est très british ce phénomène du chapeau).

La tenue parfaite.
Avec cette histoire de chapeau, vous êtes un peu ruinés.  Et pourtant, les regards seront aux aguets (pensez à cette pimbêche de Paulette, qui vous attend au tournant). Il faudra être au top du top. Je sais ce que vous vous dîtes. Top du top une fois, d’accord. Mais top du top tous les week end de la saison printanière et estivale, euh…bof quoi.

Solution : choisir les tenues portables. Je sais, vous avez toujours rêvé de vous habiller comme Anna Dello Russo à un bal masqué de Vogue (cf image ci-dessus), pour vous faire remarquer. Mais avec cet amas de mariages, c’est le pire plan qui soit. Alors, l’idéal, ce serait de s’habiller avec des tenues qu’on pourra porter dans d’autres occasions et même, dans la vie de tous les jours (au boulot, notamment). Le tout accompagné d’une pochette matelassée Chanel…louée grâce à Internet pour le Week End. Après, si c’est le mariage de quelqu’un de trèèèès important, vous pouvez toujours mettre une tenue très spéciale. Mais dans ce cas là seulement, ce serait intéressant à mon sens.

Le compromis du cadeau.
Le cadeau de mariage, mais le cadeau de mariage, quoi ! Tantôt, vous avez les « faciles à vivre », qui vous proposent de donner de l’argent à leur agence de voyage afin de financer leur lune de miel à Bora Bora. Le truc c’est que si vous ne donnez pas 200 euros, comme tout le monde, vous serez hyper humilié. Et tantôt vous avez les « super-boring », qui vous donnent le libre choix (ou qui ont oublié de déposer une liste de mariage quelque part). Vous avez déjà en vue cette machine à café Senseo, qui semble perfecto pour un jeune couple. Le problème, c’est que Marie vous a dit que cinq autres invités avaient déjà acheté la même chose. Zut.

Solution : Prévoir. Ok, vous n’aviez pas pu prévoir que vous alliez assister à sept mariages, cette année, mais par chance, vous pourrez le faire pour l’an prochain. Alors prévoir signifie, tout préparer. D’abord, d’un côté, l’enveloppe où vous versez des sous petit à petit, dans le but d’avoir une belle cagnote dans laquelle puiser, en été. Et de l’autre, sautez, quand l’occasion se présente. Ce sont les soldes, et vous allez chez Geneviève Lethu, où vous voyez ce fa-bu-leux service à thé à -70%. Il ne vous intéresse pas du tout. Mais il y aura bien quelqu’un d’autre qui le voudra pour un mariage (ou au pire, une autre occasion); Et hop, c’est dans la pocket !

Le régime.
Le truc avec les mariages, c’est que les mariés entrent en compétition pour le qui-va-gaver-le-mieux. Foie gras, saumon, pâtisseries en tout genre…tous les aliments gras sont là. Et au risque de passer pour l’anorexique de service (ou la moi-je de service), vous ne pouvez pas refuser tout ça et grignoter un batonnet de carotte toute la soirée.

Solution : choisir sagement. Ok, vous allez prendre un bout de ce foie gras, mais l’apéro, vous n’y toucherez certainement pas. Quant au gâteau, une part modeste suffit. Et si ça dépasse encore, diet le lendemain.

Démotivation.
Sincèrement, vos amis/votre famille, vous les aimez. Mais dieu que c’est dur de voir tout ce bonheur et de savoir que tout ça, ce n’est pas vous. Et que vous, en fait, vous attendez encore et que la lune de miel à Bora Bora, c’est pas pour tout de suite. C’est très égoïste, mais c’est humain. Et du bonheur, il y en aura. Alors, vous avez peur qu’un jour, vous lâchez un soupire désespéré en pleine messe de mariage qui fera croire aux gens que vous êtes pathétique.

Solution : Se dire qu’à votre mariage à VOUS, ça sera vingt fois mieux. Vous avez franchement trouvé le DJ de chez Antoine ringard. Pour vous, ça sera un orchestre, et toc ! Et puis, la robe de Lucie. Sérieux, du sur-mesure de chez Pronuptia ? Qu’importe, pour vous, ça sera Vera Wang ou rien. Ok, vous êtes conscient que vos méchantes espérances ne vont peut être pas aboutir, mais Dieu que ça fait du bien de se dire que nous on attend peut être, mais ça sera mieux, à 10 puissance 4.

Vous l’aurez compris, cette saison des mariages s’annonce hard and complicated. Mais en même temps, je la trouve chouette cette période où tout le monde se marie. Bien plus sympa que la période des enterrements (car oui, elle arrive aussi, elle).

Crédits photo : Ok Magazine, Popbee.com, Getty image

First love : yay or nay ?

J’ai entendu à la radio la cultissime-for-the-very-young-people chanson « Baby », de Justin Bieber(on) (500 millions de vues sur Youtube, j’hallucine tellement). A chaque fois que j’écoute les paroles, j’ai l’impression que Mister B. a tout vu, tout connu et que tel Charles Aznavour pour « La Bohème », il veut en parler.

We’re just friends
What are you sayin’ ?
Said there’s another as you look right in my eyes
My first love, broke my heart for the first time

And I was like : Baby, baby, baby ohhhh
Baby, baby, baby nooo

Ok, vous vous dîtes que c’est profond, et qu’à côté de ça, les poèmes d’Aragon, c’est de la rigolade chocolat vanillée. Mais finalement, ces paroles de Mister B. ne vous rappellent pas votre passé de jeune et fougeux ado ? (et là, pam ! vous spéculez sur mon âge et vous vous dîtes que j’ai 54 ans minimum). Ben oui souvenez-vous, quand on aime entre 11 et 15 ans, on vit les choses à 200%, de manière folle et passionnée. Les first love (mais le very first love, pas le first love sérieux), surtout quand nous grandissons, nous nous rendons compte à quel point on était pathétiques. Mais ça reste drôle, parce qu’on a tous connu les mêmes étapes.

Le « j’ai vu que ».
Même à notre plus jeune âge, notre cerveau enregistre très facilement ce qu’il voit. Et nous avons nos références culturelles qui prouvent nos théories farfelues. Vous connaissez Helga, la blonde psychotique du dessin animé Hé Arnold ? Elle était complètement raide dingue amoureuse d’un camarade de classe (Arnold, donc) et parce qu’elle avait peur de montrer ses sentiments, elle le maltraîtait, et se cachait derrière les poubelles pour parler (toute seule) de son amour. Alors, directement, si peu qu’un garçon soit méchant avec nous (du genre, nous tirer les cheveux), que nous nous mettons directement à le comparer avec Helga, et que nous tirons la hâtive conclusion que le-dit garçon était raide dingue amoureux de nous.

Pourtant, n’était-il pas venu à notre esprit que le garçon était juste déséquilibré et méchant ? Et plus généralement, que dans les films, les faits, c’est juste pour que l’histoire soit un tantinet plus intéressante ?

L’illusion.
Pire qu’un classique du First Love, c’est une anthologie ! Nous sommes jeunes, totalement inexpérimentées, alors nous n’osons pas faire de premier pas. Ainsi, nous épions les moindres faits et gestes du sujet de notre intérêt. Nous remarquons que « comme par hasard » le garçon nous regarde à chaque fois que nous tournons la tête. Qu’il nous demande « comme par hasard » une gomme alors qu’il aurait pu le faire à une voisine. Qu’il s’enfuit « comme par hasard » quand nous sortons des toilettes. Et en fait, le plus drôle, dans notre tête, c’est que ce « comme par hasard », ce n’est pas du hasard du tout. Nous sommes persuadées que le garçon nous aime parce qu’il fait tous ces trucs. Alors, je ne vous dis pas les films qu’on se fait, quand le garçon se retrouve à côté de nous, au self de la cantine.

Toutefois, n’était-il pas venu à notre esprit qu’il était à côté de nous à la cantine, parce que…il était à côté de nous ? Comme l’aurait pu être Marie, Sophie, la prof d’histoire…enfin, tout le monde. Et en règle général, pouvons-nous aussi nous dire que ce n’était pas notre cerveau qui inventait ces « mais il me regardait », parce que nous avions tellement envie que cela arrive ? Et qu’en réalité, il regardait juste…rien du tout ?

La paralysie (ou la folie).
Il y deux types de jeunes lovers : celui qui ne peut plus respirer quand l’autre vient lui parler, et celui qui veut tellement se faire remarquer par l’autre, qu’il fait complètement n’importe quoi. Pour le premier cas, dès que nous voyons l’être aimé, notre cœur bat à la chamade, on stresse, nous perdons tous nos moyens. Alors, quand le mec nous dit « tu me passes ton crayon ? », alors c’est la panique et on se retrouve à lui donner notre bouteille d’eau. Le deuxième cas, plus problématique, nous agissons plus étrangement que d’habitude, nous parlons fort, nous rigolons comme une forcenée, tout en jetant des petits coups d’œil furtifs du genre « hééé regarde-moi ».  Tout ça parce que ce sont des sentiments tout nouveaux pour nous et parce que nous ne savons pas comment y faire face.

Mais, encore une fois, n’était-il pas venu à notre esprit qu’agir comme une évadée d’asile à la Sucker Punch serait tout simplement nocif quant à l’image que le garçon aurait de nous? Ou le cas contraire, si nous voulions absolument être discrète, quelle chance pouvions-nous avoir pour que ça fonctionne ?

Le vaccin.
En gros, ces premiers amours, c’est toujours un concentré de grand n’importe quoi. Au début, nous en avons terriblement honte. Nous ne voulons pas en parler, ni même y penser. Nous nous disons parfois « ouais, en fait, si j’avais ma maturité d’aujourd’hui, ça aurait pu marcher ». Avec le temps, nous oublions petit à petit, et c’est avec une larme émue que nous pensons à cette période bénie où tout semblait si facile. Nous nous rendons compte enfin que notre attitude folle était normale : après tout, c’est en forgeant qu’on devient forgeron.

Crédits photo : Nickelodeon

 

L’effet « mange, prie, aime »

Oui, je ressors d’une looongue période d’hibernation (déjà, me diriez-vous), provoquée par une surdose de travail et de projets en tout genre. Mais maintenant, je suis libre (ou du moins, plus libre). Et j’ai eu l’occasion de constater des tas et des tas de trucs. Notamment sur notre quotidien.

Comme tout le monde, vous vous réveillez tous les matins, vous allez travailler et vous rentrez dans votre appartement le soir, pour rejoindre votre chat/chéri/mari+enfants (au choix). Un quotidien plutôt harrassant mais il faut penser à la carotte qui arrive à la fin du mois et qui nous permet de réaliser « nos projets invisibles du futur ». (et pour les étudiants, dont moi, il faut penser à la carotte future).

Mais vous êtes-vous déjà demandé si tout ce que vous faîtes, c’est un peu de la daube royale ?
Je ne m’étais jamais posée sérieusement cette question jusqu’à ce que je voie le film Mange Prie Aime, de Ryan Murphy (2010, avec Julia Roberts). Je trouve personnellement que c’est un film plutôt ennuyeux, avec quelques longueurs, et Julia Roberts est particulièrement irritable à vouloir verser une larme toutes les dix minutes. Ca fait neuneu rampanplan. Toutefois, et c’est bien la première fois que ça m’arrive, malgré que le film ait presque réussi à m’endormir, j’ai eu une crise de reflection à la fin. Lise, le personnage principal, en a ras la cacahuète de sa vie à New York, elle divorce une première fois, trouve un petit ami sexy ensuite (James Franco, s’il vous plaît) et le quitte, on ne sait pas trop pourquoi, pour voyager. Elle part donc manger en Italie, prier en Inde et trouve l’amour en Indonésie. D’où le titre Mange prie aime (les prod qui ne se sont pas trop cassés la tête, en passant). A la fin du film, j’ai eu une illumination, et c’est peut être pour ça que malgré toutes ses lacunes, c’est un bon film. J’ai interprété le message principal du film comme « Aimez-vous et vous aurez toute l’équilibre que vous recherchez ». Cela voulait dire que la quête de la vie parfaite, c’est accepter que c’est d’abord soi-même l’essence d’une existence réussie et que ce ne sont pas les choses matérielles qui nous choisissent (maison, boulot…), mais bien nous, qui les choisissons. J’en ai donc conclu que notre bonheur, on pouvait choisir de le vivre autrement que cette vie monotone qu’on s’impose tous.

Le film Mange Prie Aime met l’accent sur toutes les richesses qu’il y a sur la planète. Il y a toutes sortes de cultures, sur Terre, qui possèdent toutes leurs secrets et spécificités. Plutôt que de vivre et mourir dans la nôtre, pourquoi ne pas vivre toutes ces autres cultures ? Je me disais que ça pouvait vraiment génial de tout abandonner et de partir quelques années à l’étranger, le temps de se retrouver. Mais pas à un seul endroit connu et glamour genre New York, sinon ça reviendrait au même, mais faire un vrai road trip en Afrique, Amérique Latine ou Asie du Sud Est. Ce serait l’occasion de voir des paysages de fou, de rencontrer des gens tellement différents de nous, mais aussi de se dire « j’ai fait quelque chose de ma vie ». Et à la fin du voyage, on serait définitivement tranformé.

Bref, vous l’aurez compris, vivre une telle expérience, ça ne se rate pas. Mais je me demande quant à la bonne réalisation de ce projet. Il me fait penser à Utopia de Thomas Moore, qui propose un univers génialissime…mais uniquement pour l’élite de la nation. Et se projeter dans un projet « Road Trip de plusieurs années », c’est dans le même genre, ce n’est pas donné à toutes les bourses, ni toutes les couches sociales. Il faut déjà avoir un bon budget conséquent, qui puisse soutenir toutes les dépenses primaires, telles que le logement, les moyens de transport pour aller d’un pays à un autre (haha, ça me fait penser à Pekin Express, tout ça). Evidemment, il y a le choix de travailler sur place. Et là encore, quel genre de travail ? Trouver un job pour un lieu dénué de tout sens spirituel (ex : standardiste dans un hôtel de luxe), ça serait pas un peu inutile quant à toute cette quête ?  Donc, voilà, l’argent est plus que nécessaire pour que ça marche, mais pas que. Il faut aussi une certaine ouverture d’esprit car on découvrirait plusieurs mondes. Et souvent, sans tomber dans l’amalgame, l’ouverture d’esprit, ça s’apprend et ça s’entretient. Et souvent, toutes les familles n’ont pas la capacité ou les ressources financières nécessaires pour apprendre à leurs enfants qu’il y a autre chose dans le monde, que le café-bistrot du quartier. Là, encore, Thomas Moore joue fort.

Bon, alors, vous vous dîtes sûrement que l’accomplissement de soi, c’est possible que quand on est riche, ou presque. Et moi, je vous dirais que vous avez encore tort. Même si on est dans le genre super fauché, et qu’on ne peut même pas se payer un Paris-Bali à 1300 euros, je pense que le fait de cultiver son esprit et de réfléchir sur soi-même, sur notre chance d’être là, ce serait déjà une alternative à l’accomplissement personnel.

crédits photo : europe1.fr,